Dis, tu me racontes une histoire ? #2

chapitre 2Dans l’épisode précédent, notre héros, Marc Firenze, vient d’arriver à Arcachon. Il doit y rencontrer l’agent immobilier et propriétaire de son futur bureau et appartement. Il reçoit un appel. Mais de qui ?

Tu as voté pour la suite et tu as décidé qu’il recevait un appel de l’agent immobilier qui ne pouvait pas venir au rendez-vous…

« … Mon sang ne fit qu’un tour ! La voix était méconnaissable. Ben, l’agent immobilier et accessoirement le propriétaire du bien que je voulais louer, décommandait notre rendez-vous ! Il m’expliquait qu’il avait été agressé la veille au soir par une bande de malfrat, qu’il avait été transporté dans un hôpital de Bordeaux mais qu’il ne pouvait pas m’en dire plus par téléphone car c’était trop dangereux. Il m’ordonnait de prendre une chambre d’hôtel à ses frais et que lui seul me contacterais en temps et en heure pour me tenir informé. J’en étais bouche bée ! J’étais là, sur le trottoir, comme une pauvre pomme, dans une ville inconnue, sans domicile et avec une histoire à dormir debout sur les bras ! Remarque ça ferait une excellente première affaire de détective.  Mais là n’était pas la question. Pourquoi ne devais-je pas chercher à le joindre ? Pourquoi dangereux ? Cela ne me disait rien qui vaille.

La priorité du moment était de trouver une chambre afin de me rafraîchir pour avoir  les idées claires et réfléchir à la tournure que prenait les événements. Par chance, il y avait une série d’hôtel non loin. Je m’arrêtais dans le premier que je rencontrais. Une charmante réceptionniste m’accueillit. Tout en rondeur, elle avait un visage sublime. De longs cheveux bruns descendaient en cascade sur ses épaules. Ses beaux yeux verts aux accents rieurs étaient dissimulés derrière de petites lunettes rectangulaires qui lui conféraient un air sévère des plus émoustillants. Je m’accoudais au comptoir et ne pus m’empêcher de plonger mon regard dans son décolleté à faire défaillir un moine ! Elle me demanda d’une voix suave ce qu’elle pouvait faire pour moi. J’avais tout un tas d’idées qui me traversaient l’esprit mais rien de bien catholique. Je parvins à rassembler un semblant de dignité pour lui demander s’il lui restait une chambre, au moins pour la semaine et à quel prix. Elle me sourit et me répondis par l’affirmative. 40€ la nuit avec petit-déjeuner. Parfait, ça fera bien l’affaire. Après avoir rempli les formulaires d’usage, elle me tendit les clés de ma chambre. Elle m’informa de la direction a prendre pour y accéder, de l’emplacement du bar et du restaurant, des horaires et me souhaita un bon séjour en me disant de ne pas hésiter, en cas de besoin, à la contacter. N’importe quel besoin ? J’eus honte a l’instant même où ça m’a traversé l’esprit ! Je la remerciais et pris congé à regret. Avant de prendre l’ascenseur, je jetais un dernier coup d’œil vers la réception et la surpris en train de me regarder. Elle se mît à rougir, esquissa un sourire gêné et parti se cacher dans son bureau. Je la troublais donc. Cette pensée m’enchanta.

Je trouvais ma chambre sans difficultés. Elle était assez spacieuse. Un grand lit king size trônait en son milieu. Sur la droite, une porte menait à une grande salle de bain lumineuse avec toutes les commodités et une immense baignoire d’angle. Sur la gauche, un large bureau et au fond de la chambre, une baie vitrée offrait une jolie vue sur le port. Il y avait une petite terrasse avec une table et deux chaises. Elle était bien belle cette chambre pour 40€, songeais-je. Je vis la brochure de l’hôtel sur le bureau et la lût. J’ai vite compris, au vu des tarifs appliqués, que j’avais été largement surclassé. J’attrapai le téléphone pour appeler la réception. La voix suave raisonna. Je lui fis part de mon surclassement pour savoir s’il n’y avait pas eu d’erreur. Elle m’assura que non, que pour un long séjour elle avait pensé que je serais mieux dans une grande chambre. Délicate attention. Je sautais donc sur l’occasion pour la prier de me laisser lui offrir un verre après son service. Elle balbutia, bégaya et sur mon insistance murmura un petit d’accord à 21h…. Je la remerciai de nouveau avant de raccrocher.

Je me jetai sous une douche bienfaitrice afin de rassembler mes idées. La situation était troublante. D’un côté, une histoire démente à laquelle je ne comprenais rien et de l’autre une excitation envoûtante qui ne m’étais pas arrivé depuis longtemps. J’avais trop souffert avec Vanessa et notre séparation, que je ne me suis pas autorisé beaucoup de fantaisies avec les femmes cette année. Un instinct de protection sans doute.

Apres m’être habillé, je m’allumai une cigarette sur la petite terrasse et consultai mon portable. J’avais reçu un texto de ma sœur : « appelle-moi. C’est urgent. Il y a un problème.  » Et merde pas moyen d’être tranquille ! J’avais 4 h avant mon rendez-vous galant alors je me décidai a composer le numéro de Léa. Elle décrocha quasi instantanément et au son de sa voix, je sus immédiatement que ça n’allait pas :

– « Putain Marc, c’est pas trop tôt ! Écoute-moi très attentivement d’accord. »

– « Oui bonjour, je vais bien merci et toi ? »

-« Oh ça va ! Ouai salut ! Bon tu m’écoutes ? »

-« D’accord, allez balance ! Qu’est-ce qu’il y a ? Tu as une voix bizarre. »

– « Bon tu sais déjà qu’après mon service en réception au Ritz, je fais des heures sup au blue  lagoon, cela nous a d’ailleurs valu cette engueulade magistrale avant ton départ »

– « Oui merci je ne suis pas prêt d’oublier ! De savoir que ma propre sœur fait la pute a été un des pires moments de ma vie ! »

– « T’es vraiment qu’un gros con de réac Marc !!! Je fais pas la pute, je suis strip-teaseuse !! Ça n’a rien à voir ! »

– « Bon c’est pour m’insulter que tu voulais que je t’appelle ?? Ça va tu te sens mieux ?? »

– « Oh arrête un peu ! J’y viens : l’autre soir, je faisais mon show comme d’habitude lorsque j’ai remarqué un petit groupe de mecs chelous, genre mafieux tu vois, qui étaient assis pas loin de la scène et qui ne me quittais pas du regard. Je n’y ai pas prêté plus attention que ça et à la fin, lorsque je suis repartie en coulisse, le patron est venu me voir en me disant qu’il y avait des types louches qui voulaient me parler. J’ai direct pensé à eux. Et bingo, ça n’a pas loupé ! Ils voulaient te faire passer un message… »

– « Quoiiii ? Mais c’est quoi cette blague ? C’est qui ces mecs ? »

– « ils m’ont dit que l’étau se resserre, qu’ils ont déjà pété la gueule de Ben et qu’ils te surveillaient et que si tu ne rendais pas ce qu’ils convoitent, ils n’hésiteraient pas à s’en prendre à ta famille »

-« Putain mais c’est quoi ces conneries. Je pige que dalle !! Effectivement Ben m’a dit qu’il s’était fait agresser hier soir mais il ne voulait rien dire d’autre au tel. Il m’a dit de prendre une chambre d’hôtel et d’attendre qu’il me contacte. Mais de quoi ils parlent ces cons ?? C’est un cauchemar ! »

– « Je ne sais pas Marc mais ce qui est sûr c’est qu’ils n’avaient pas l’air de blaguer les mecs alors je voulais te prévenir. Fais gaffe d’accord ? »

– « ok merci. Je te tiendrais au courant. Mais toi aussi fais attention d’accord ? Allez tchao. »

J’en tremblais ! A moitié de rage et à moitié d’appréhension. Je n’avais aucune idée de ce qu’il se tramait et pourtant j’avais la désagréable impression que je n’allais pas tarder à avoir le fin mot de l’histoire. Je devais attendre des nouvelles de Ben et ses explications. J’entends quelqu’un frapper à la porte, je regarde ma montre : il est 20 h. Qui cela peut-il bien être ?


Et voilà mon bichon ! Tu as aimé ? Et as-tu hâte de savoir la suite de l’histoire ? En tout cas moi j’ai hâte de l’écrire !!! 😀 Alors vote vite pour la suite !!! Tu as jusqu’au 1er Octobre pour voter alors fais vite !! 😉

A bientôt ❤ ❤

Publicités

5 réflexions sur “Dis, tu me racontes une histoire ? #2

Dis, tu me laisses un petit mot tout mignon ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s