Dis, tu me racontes une histoire ? #5

episode-5Dans le dernier épisode, Marc à été quelque peu malmené ! Il découvre que Vanessa est une traîtresse. Elle menace de tuer ses amis s’il ne lui obéit pas. Elle veut l’embaucher pour une affaire délicate. Pour sauver la vie de ses amis et le temps de trouver un moyen de s’échapper, Marc accepte de la suivre. Une limousine les attends et les conduits vers sa destinée.

Je vous avais demandé de voter pour savoir où ils se dirigent et vous avez choisi : Dans une villa bien cachée dans les hauteurs. 


– Où va-t-on ? Tentais-je faiblement.

-Peu importe, aboya Vanessa. Un geste de travers et ils sont morts ! Leurs destins te reviennent, Marc. Alors fais bien attention ! Je pense que je commencerais par la trainée ! Mais un peu de torture avant ne fait pas de mal, hein ? Qu’en penses-tu ?

-Si tu touches à un seul de leurs cheveux, tu le payeras espèce de garce !

-Allons, allons, du calme. Tout dépend de toi ! Et si tu fais ce qu’on attend de toi, tout se passera bien !

-C’est qui « on » ?

-Mon employeur, qui souhaite rester discret et moi-même ! J’ai travaillé dur pour devenir son bras droit alors je ne veux pas le décevoir. Allez, je ne veux pas que tu vois le chemin, excuses moi mais je préfère rester prudente.

-De quoi tu parl… S’en suivit un violent coup de revolver puis le néant…

…Je me sentis bouger ; j’entendais des voix lointaines et sourdes ; un sentiment d’étouffement. Puis je repris peu à peu connaissance. Un mal de crâne féroce résonnait sur mes tempes. Combien de temps s’était écoulé ? Je n’en avais pas la moindre idée. J’avais un sac en toile sur la tête ! Décidément c’est une manie ! Les mains de nouveau ligotées dans le dos ! Ce cauchemar devait bel et bien continuer ! J’étais faible, déshydraté, affamé mais plus que tout terrorisé ! Je devais être fort pourtant : mes amis comptaient sur moi ! Des bruits de pas se rapprochèrent soudain.

-Bien dormi la belle au bois dormant ? Me dit une voix masculine suivit d’un rire gras.

Sans ménagement, on me força à me lever et on me traîna. Je ne voyais rien au travers de ce foutu sac. On me força à m’asseoir. Je me préparais mentalement à recevoir toutes sortes de coups mais rien ne vint. On me retira le sac de la tête et, après quelques minutes d’aveuglement, je pus apercevoir la pièce dans laquelle je me trouvais ainsi qu’un homme qui ressemblait aux gorilles qui accompagnent Vanessa.
L’ensemble de la pièce était d’un luxe inouï : des dorures du sol au plafond, des boiseries exceptionnelles, de superbes tapisseries, des tableaux de maîtres. Le propriétaire des lieux a du goût c’est sûr. Ou suis-je ? Dans une immense maison à n’en pas douter ! J’en étais là de mes réflexions quand Vanessa fit son apparition. Elle semblait contrariée. Tout en avançant dans ma direction, elle fit signe à son homme de main de me détacher.

– Allez, suis-moi !

Je me levais alors qu’elle tournait les talons et partit au pas de course.  Toutes les pièces que nous traversions étaient toutes aussi luxueuses les unes que les autres.

-Dépêche-toi, tu visiteras plus tard ! Harangua-t-elle dans ma direction.

Nous sommes sortis par la porte principale de la villa si j’en crois l’immense hall que nous venons de traverser. Puis, une fois à l’extérieur, nous avons contourné le bâtiment pour arriver sur l’arrière de la demeure. Deux petites portes grisâtres étaient comme posées sur le sol. On aurait dit un abri anti-bombardement datant de la guerre. L’homme de main se précipita pour ouvrir les portes et Vanessa s’engouffra dedans. Je marquai une pause, cela ne me disait vraiment rien qui vaille. Mais le chien de garde m’aboya au visage en me poussant à l’intérieur de cet endroit lugubre. Je m’attendais à une cave moisie mais non c’était une vraie base souterraine ! Avec un dédale de galeries vertigineux. Vanessa se précipita dans une des galeries et me fit signe d’entrer dans une des nombreuses pièces, elle me suivit et referma la porte derrière elle. On dirait une salle d’interrogatoire de la police ! Au mur se trouvait une sorte de vitre que je supposai sans teint comme dans les films; une table avec un revolver et son chargeur dessus et au fond un homme ligoté sur une chaise avec un sac sur la tête. Il semblait drogué ou peu conscient de sa position car il n’émettait que de petits bruits légèrement étouffés en essayant faiblement de bouger.

-QU’est-ce que c’est que ces conneries Vanessa ? Ca ne m’amuse pas du tout là. C’est qui lui et on est où là ?

-Tu sais que nous détenons tes amis, donc cela nous dit que tu vas te tenir tranquille mais mon employeur souhaite s’assurer de ta pleine et entière coopération dans l’affaire qu’il veut te confier. Ceci est un test. Cet homme que tu vois est un ancien employé qui nous à trahit. Alors tue-le !

-QUOI ??!! M’étouffai-je. Mais vous êtes de grands malades !!! Jamais de la vie tu m’entends ! Jamais !!

Je devais être en plein cauchemar ce n’est pas possible ! Je n’étais pas en train de vivre réellement cette scène ! Mais lorsque je surpris Vanessa jeter un regard furtif vers la vitre sans teint, je compris alors que nous n’étions pas seul et que ce bizutage atroce avait un réel but ! Ce n’était malheureusement pas un film !

-Je ne suis pas un meurtrier Vanessa ! Maintenant ça suffit. Je veux bien vous aider pour sauver mes amis mais en faisant les choses dans les règles. Je ne serais jamais votre complice, bande de salauds !

-Ne m’oblige pas à employer la manière forte s’il te plait ! Me dit-elle avec un regard presque suppliant.

– Et toi ne m’oblige pas à me damner pour t’aider dans tes combines de salope, lui crachais-je au visage, tout en me dirigeant vers la porte de la pièce.

– Tu as besoin d’une motivation supplémentaire, très bien ! Fustigea-t-elle

Et joignant le geste à la parole, elle sorti son pistolet, me braqua avec et sorti son téléphone. « Phase N°1 » lança-t-elle à son interlocuteur. « Ouvre grand tes oreilles mon chéri » siffla-t-elle à mon encontre. Mon sang se glaça lorsqu’elle mit le haut-parleur. Un hurlement strident retentit à travers le téléphone. Les mots qui me parvinrent ensuite furent « pitié » ; « main »; « couper » puis des cris. De terribles cris…. J’étais tétanisé mais je ne pouvais pas rester sans rien faire. Le problème c’est que sans même m’en rendre compte j’étais revenu près de la table et j’avais attrapé le pistolet et commençais à viser l’inconnu, qui semblait reprendre un peu conscience. Il bougeait de plus en plus sur sa chaise.

-Maintenant tire bordel ! Bute moi ce salopard si tu ne veux pas qu’on continue de la découper.

Les hurlements du téléphone résonnait dans la pièce, Vanessa hurlait sur moi aussi, l’inconnu produisait des cris sourds, il avait probablement un bâillon sur la bouche… Le temps s’était comme arrêter. Je n’étais plus maître de mon corps. La pression était trop forte. J’armai l’arme, me rapprochai de l’inconnu, je m’entendis murmurer un faible « je suis désolé » et appuyai sur la détente tout en fermant les yeux.

L’inconnu cessa immédiatement de bouger, une tache rouge se formait sur son coeur. Le silence qui résonna alors fût saisissant. Je vomis instantanément de dégoût, réalisant par la même occasion l’acte abjecte que je venais de commettre. Essuyant ma bouche avec ma manche, je me retournai les yeux remplis de larmes, tituba jusqu’à la table puis me dirigea vers la vitre sans teint. Comme un fou je tapotais dessus avec le bout du pistolet

-Hey vous là derrière, immonde fils de pute ! Vous serez le prochain ! J’en fais le serment ! Hurlais-je comme un damné.

Vanessa vint et mis sa main sur mon épaule, je l’a regardai rempli de haine. Elle semblait triste et elle me dit doucement :

-Allez viens maintenant, je vais te conduire à ta chambre. Tu dois te reposer car on commence notre affaire demain.

Elle me prit par la main et m’entraina vers l’extérieur. Je n’étais que l’ombre de moi-même, je me faisais horreur. Je ne saurais dire combien de temps s’était écoulé mais au bout d’un moment nous nous sommes arrêtés devant une porte, Vanessa me fit rentrer à l’intérieur. C’était une chambre spacieuse et agréable mais je n’avais vraiment pas le coeur aux réjouissances. Elle me fit m’asseoir sur un fauteuil, pris ma main avec insistance et je sentis vaguement qu’elle y glissait quelque chose. Elle m’embrassa sur le front et s’éloigna. Je restais quelques instants, hébété, puis j’ouvris lentement la main…


Tu as jusqu’à la rentrée pour voter bichon. L’épisode 6 sortira la première semaine de Janvier. Alors fais vite 🙂

Paix et chocolats pour tous.

Raphie ❤

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5 réflexions sur “Dis, tu me racontes une histoire ? #5

    • What's up in my happy days dit :

      Hehe merci c’est mon côté sombre qui ressort 😂😂 faut bien que je le lache un peu. Merci Beaucoup pour ton commentaire ca me fait bien plaisir. Je n’ai pas tant de retour que ca en fait donc je ne sais pas toujours si ca plait. Mais connaissant un peu ton sens critique ton com me booste à fond 😉😘

      J'aime

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