La loi des séries

Chers bichons,

Aujourd’hui nous sommes le jeudi 29 juin, ce qui veut dire que dans 2 jours nous sommes en juillet ! Balaise la meuf ! Nous sommes donc en été. Il pleut des trombes d’eau  voire même de la grêle ; il y a des orages de fous ; du vent à décorner les bœufs bref c’est la merde. Un peu comme ma santé d’ailleurs.

Si je peux écrire aujourd’hui c’est parce que je suis de nouveau en arrêt maladie et que je préfère utiliser ce temps précieux pour écrire et me vider la tête plutôt que de m’énerver ! Je n’aime pas les arrêts maladie (surtout quand tu es dans un boulot que tu adores ET SURTOUT quand tu es en CDD !!). Alors que certains abusent de ces privilèges que nous, français, avons ; moi je préfère m’en passer. Mais là pas le choix, mon médecin traitant s’est fâchée ! Laisse-moi te raconter tout ça.

Dans la nuit de dimanche à lundi dernier, une vive douleur au ventre m’a fait passer une nuit atroce. Ayant un tissu adipeux de taille généreuse ^^ je n’avais aucun visuel sur la partie du ventre incriminée ! C’est donc avec un miroir, normalement utilisé pour se maquiller, que j’ai pu observer l’objet du délit : un espèce de bouton violacé type furoncle, de taille impressionnante (un oeuf de caille à peu près- je vous évite la photo, ne me remerciez pas c’est cadeau 😉 ). La zone autour bien rouge. Bon pas de panique ce n’est peut-être rien de grave. Je pars au boulot en transpirant comme une folle ; avec des bouffées de chaleur digne d’une ménopausée ! J’ai quand même appelé le médecin sur les conseils de ma collègue que j’ai un tantinet effrayé avec ma tête de zombie (grâce au combo spécial : nuit de merde + bouffée de chaleur). Pas de place le jour même, rendez-vous fût pris pour le mardi soir. La journée fût compliquée à gérer mais j’ai fait mon boulot correctement et jusqu’au bout. Le soir venu, à la débauche, je m’arrête quand même à la pharmacie pour un premier avis. A la vue de ce bouton, la pharmacienne à pousser un petit cri « Mon dieu, mais c’est terriblement infecté !! » En effet la zone rouge avait doublé de taille. Elle m’a donné un désinfectant intra-cutané pour me faire patienter jusqu’au lendemain. De nouveau une nuit horrible faite de douleur et de sueur intense. Dans la nuit j’ai repris un antidouleur et le matin je suis repartie au boulot en serrant les dents. Je devais faire pitié à voir car même mes collègues me conseillaient de me mettre en arrêt.

Le soir venu j’ai couru aussi vite que mon corps le permettait chez le médecin. Elle a, elle aussi, poussé un cri en voyant mon ventre. J’ai compris que ce n’était peut-être pas aussi anodin que je voulais me le faire croire. Et j’ai failli pleurer quand elle m’a dit que ce n’était plus de son domaine mais de celui de la chirurgie ! Fort heureusement, elle connaissait un chirurgien viscéral qu’elle a appelé et qui pouvait me recevoir en urgence le lendemain. Elle m’a donné un arrêt de travail de trois jours et m’a sermonné quand je lui ai demandé si c’était obligatoire. Elle m’a dit « ok vous êtes allé travailler comme ça c’était très courageux mais si vous continuez,  ça deviendra de l’inconscience alors hop au repos ! » OK. Et tout bien considéré, je suis contente de pouvoir rester allonger quand même. Elle m’a donné des antibio, un patch anesthésique à mettre 1h30 avant mon rendez-vous avec le chirurgien et des antidouleurs codéinés .

Mercredi, donc hier, mon mari m’emmène à la clinique de la petite ville d’Ares, sur le bassin d’Arcachon. La clinique est située en bord de mer. Si je n’avais pas cette douleur lancinante, je lui aurais presque proposé d’aller boire une bière tant le cadre était sympathique. On a patienté un petit moment et le docteur est venu me chercher. Allongé sur la table, il me dit qu’il n’y a pas le choix il faut inciser ! Il prépare ses affaires et sans vraiment m’avertir, il coupe le furoncle. La douleur qui m’a envahi à ce moment-là est indescriptible ! Elle a duré à peine 20 secondes mais c’est long quand même. Je n’avais jamais rien ressenti de pareil, tant et si bien que j’ai cru que j’allais y rester ! Le souffle court, une violente poussée de sueur et quelques « putain de merde » plus tard, je parvins à articuler un fébrile « merde, ça fait mal ». Il s’en est excusé mais m’a expliqué qu’il fallait faire sortir le pus. #gourmandcroquant ! Une demi-douzaine de compresse plus tard, un bien être m’a envahi car plus le pus sortait mieux je me sentais. Ça n’a pas duré car il m’a insérer une mèche dans la plaie pour éviter qu’elle se referme et pour qu’elle cicatrise de l’intérieur. Et là, mes amis, autant vous dire que ça picote sévèrement ! Ceci étant dit, je dois quand même avouer que je sentais le bénéfice de l’intervention. Une fois le pansement mis en place, je me suis relevée et j’avais quand même nettement moins mal qu’à mon arrivée. En plus il s’est empressé de me délesté de 90€ alors je me sentais beaucoup plus légère ! Mon mari était à deux doigts de la syncope à côté. Je ne saurais dire s’il avait mal pour moi ou pour notre portefeuille ! ^^

A ce stade de l’histoire, une question se pose : comment les gens qui n’ont pas du tout les moyens (comme ce fut encore mon cas il n’y a pas très longtemps et comme ça peut toujours l’être) font pour se soigner ? Certes on est remboursés quasi intégralement mais il faut quand même le sortir le pognon. Je suppose que la version de ce récit pour ceux qui n’ont pas les moyens c’est : « elle s’est allongée sur le lit ; le mari avait désinfecté une lame de couteau en versant du whisky dessus et en y mettant le feu. Une ceinture entre les dents et agrippé aux rebords du lit, il ouvrit le furoncle sur le ventre de sa femme à vif, laissant sortir le pus. Il versa une rasade d’alcool sur la plaie pour désinfecter. La pauvresse hurlait de douleur mais elle tenait bon. Il referma la plaie comme il le pouvait. Les prochaines 24h serait déterminante. Allait-elle faire une surinfection ? Allait-elle trépassé ? » On se croirait dans un épisode de western. Sinon il y a les urgences. Mais t’as le temps de clapoter 20 fois avant qu’on s’occuper de toi car tout le monde y va, pour tout et rien. Et le personnel est débordé. Bref c’est un gros souci qui à mon sens n’est pas pris en considération. Enfin je ne saurais pas trop qu’elle serait la solution, en même temps y en a qui on fait polytechnique exprès pour ça alors les mecs au boulot ! Merci.

Ceci étant dit, je suis rentrée chez moi avec un méga pansement sur le bide, une plaie ouverte en dessous et une mèche à l’intérieur. Des antibios encore plus fort et un carton pleins de matériel de soins ! Note pour plus tard : penser à se reconvertir et ouvrir une pharmacie. Car entre les médocs suite à ma dernière opération il y a 15 jours et là je ferais pâlir de jalousie une hypocondriaque ! La nuit fut bonne mais je dois toujours dormir sur le dos et j’ai horreur de ca. Je ne dors bien que sur le côté mais là ça me fait trop mal. Paye tes problèmes existentiels quoi !

Aujourd’hui nous sommes donc jeudi ! Une infirmière à domicile est venu me changer mon pansement (et ça sera ça pendant 10 jours). Elle a failli se manger un taquet au moment de changer la mèche ! Ça brûle cette merde ! Mais la petite dame est très gentille donc j’ai gérer une nouvelle fois la douleur et c’est en rampant que je suis retournée au salon pour m’échouer sur mon canapé. Petite pause bienfaitrice avant de me traîner lamentablement jusqu’à l’ordinateur ! Donc voilà mon mois de juin bien merdique est sur le point de se finir ! Je suis quelqu’un de naturellement optimiste mais là j’ai du mal à voir le verre à moitié plein !

On ne répétera jamais assez de bien se laver les mains et de désinfecter une coupure, un bouton, etc. L’infection chez moi s’est propagée en à peine 48h ! Cela va hyper vite alors ne blaguons pas avec ça (de toute façon ça fait tellement mal que tu n’as pas envie de faire des blagues). Au final on ne sait pas comment ça a commencé : glande infectée ? Piqûre d’araignée ou de tiques ? Poil incarné ? On ne sait pas. Une chose est sûre : le corps est une machine de guerre, formidable, alors il faut en prendre soin 😉

 

A très vite bichon

Raphie ❤

 

 

Publicités

6 réflexions sur “La loi des séries

  1. Aydan dit :

    Ohhh, eh ben ma pauvre Raphie :(, tu n’as pas de chance! Du coup un bon pansement pour la collègue et toi, tu dégustes…Tu as été courageuse de bosser dans cet état. Il ne faut pas trainer avec ces choses là et aller chez le doc, ou alors la pharmacie déjà vu l’étendue de l’infection. Courage Raphie, juillet sera plus sympa avec toi 😉 Bisousss

    Aimé par 1 personne

  2. cupacrine dit :

    ha oui quand même, tu fais pas les choses à moitié …. courage alors (c’est le moment où je te lance un vicieux « jamais 2 sans 3 » là non ? non ? bon ok je le dis pas alors) biz

    Aimé par 1 personne

Dis, tu me laisses un petit mot tout mignon ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s